CHRONIQUE DE DJERETROGEEK EPISODE 24 Alone in the Dark 2

Console : Playstation (PSOne), 3DO, Saturne, DOS et Mac /Editeur : Infogrames/Parution : 3 mai 1996
Genre : survival, action/1 joueur Développeur : Infogrames

Bonjour à tous, la semaine dernière, je vous avais annoncé un léger changement de cap de la chronique. Le but étant d’élargir nos horizons et de voir le retrogaming dans sa globalité. Le travail d’un chroniqueur c’est avant tout de trouver chaque fois quelque chose de nouveau à partager avec ses lecteurs. Et bien c’est ce que j’ai fait cette semaine : changement d’époque, de décor et surtout d’ambiance.
Depuis le début, divers genres ont été abordés, les jeux de plates-formes, de baston, de sport en tout genre etc. Le tout sur 8 ou 16 bits hein ?! Mais le retro ne s’arrête pas là et d’autres anciennes sagas ont aussi marqué de leur empreinte l’Histoire du jeu vidéo. Cette semaine, accrochez-vous car je vais vous emmener dans une nouvelle ambiance : celle du survival horror !!!! Petit rappel sur le genre, le survival est un sous-genre du jeu d’action/aventure, la grosse différence réside dans l’ambiance oui c’est un fait mais surtout dans le gameplay, le personnage n’est en général pas fait pour le combat (personne lambda comme vous et moi) et dispose de peu d’armement pour se défendre. Il évolue en général seul et l’aspect combat est souvent délaissé au profit du scénario. De quoi bien flipper devant son écran. Voilà c’était une petite déf rapide mais il me semblait sympa de la rappeler.
Je suis un grand fan de ce genre depuis l’époque Playstation et ses grandes sagas flippantes comme Resident Evil, Silent Hill, et leur grand frère et précurseur dont je vais vous parler aujourd’hui : Alone in the Dark !!!!! Et plus précisément d’un épisode connu pour être foiré, le second volet : Jack is Back.

Le survival horror met souvent en scène des personnes fragiles ou non violentes qui font de belles rencontres (rires)

L’idée de cette chronique est toute bête, je rangeais mon grenier, aidé par ma fidèle lampe torche et j’ai eu un flash : pourquoi ne pas écrire des chroniques sur quelques survival retro de ma play et le premier dont j’avais envie de parler était cet OVNI Jack is back. S’il vous plait n’appelez pas les secours, ma santé mentale va très bien merci lol.
Bref, passé ce petit épisode, lançons-nous dans le jeu. Alone in the Dark est connu comme étant le premier survival horror mettant en scène un détective nommé Edward Carnby qui devait enquêter sur la mort d’un individu dans son manoir. Il était aidé dans sa mission par Emilie Hartwood, la nièce de la victime. Un beau succès né dans la tête d’un certain Frédéric Raynal (retenez bien son nom c’est important pour la suite). Tout y était, l’ambiance, les adversaires, la musique pas trop mal foutue pour l’époque. Un carton je vous dis !!! Et qu’est ce qu’il se passe lorqu’un jeu cartonne….. et beh on crée la suite pardi.
Quelques mois après avoir résolu l’enquête du manoir de De Certo, notre ami Edward Carnby va devoir cette fois-ci retrouver la petite Grace Saunders lâchement enlevée par la pirate One eye jack dans le manoir de Hell’s Kitchen. A la seule différence c’est que les adversaires sont des enveloppes corporelles d’esprits de pirates. De quoi mettre une bonne ambiance. Dès la séquence d’intro, on sent directement que le survival n’a pas sa place, Carnby reconverti en Mac Gyver fait sauter le portail en toute discrétion pour rentrer. Je me suis demandé pourquoi un tel changement de gameplay et la réponse est néanmoins simple, ceci est dû au départ de Frédéric Raynal du projet à cause d’une mésentente avec Bruno Bonnell. Il ne participera donc pas aux autres épisodes et c’est bien dommage….pour Infogrames car de son côté il ira fonder Adeline Software et en 2006 se verra remettre l’insigne de Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

Frédéric Raynal, un grand monsieur du jeu vidéo et créateur de Alone in the Dark

Ca c’était pour la petite dose de culture vidéo ludique, bien nous avons mis en lumière le scénario, maintenant au tour du gameplay. Le personnage n’a pas été pensé pour évoluer dan un jeu d’action : il est lourd et difficile à manier et que dire du menu contextuel. Pour les armes, recharger est un vrai calvaire, on a largement le temps de se faire tuer. En fait, ils ont repris simplement le moteur du premier Alone. Imaginez que Ryu se retrouve dans Super mario, vous voyez le délire ? Les graphismes sont vraiment pas terribles, le perso 3D évoluant dans un environnement 2D précalculé ne fonctionnent pas dans cet épisode malgré l’engouement du premier volet. La musique est plutôt sympa, crée par Jean-Luc Escalant quia composé une trentaine de mélodie et plus de 300 bruitages !!! 



Dès le début, on sent un truc qui ne fonctionne pas, le personnage n’est pas jouable.
Ce jeu fut un échec commercial au vu de sa jouabilité médiocre, le pire reste à venir chers amis. N’ayant pas retenu la leçon, Infogrames sortira en 1995 un troisième volet mettant en scène le Far-West et un plateau de tournage hanté. Une idée originale mais qui portera les tares de son aîné. Il faudra attendre 2001 et la prise en main de Darkworks pour voir un quatrième volet digne de ce nom. Mais ceci est une autre histoire que je vous raconterais dans une prochaine chronique. Je souhaitais profiter ce cette fin d’article pour remercier Esprit Geek qui me laisse un espace d’expression chaque semaine et bien sur vous chers lecteurs. J’espère que vous prenez goût à ces lignes.
Je vous retrouve avec plaisir la semaine prochaine pour une nouvelle chronique avec promis un jeu meilleur. Bonne semaine et ne lâchez pas vos manettes !!!!!
Verdict : 7/20

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