CHRONIQUE DE DJERETROGEEK EPISODE 26 la super Nintendo

Nouvelle semaine, nouveau type de chronique. Aujourd’hui, je vais vous parler de l’évolution de la NES : La SUPER NINTENDO (ENTERTAINMENT SYSTEM) ou SNES pour les intimes dans l’Hexagone.



Nom: Super Nintendo (SNES) /Editeur : Nintendo/Parution : 11 avril 1992 en Europe
Prix : 1290 francs en bundle avec Super Mario World et 990 francs seule
UNITÉ CENTRALE(source la mémoire du pad)
Processeur: 65C816 16 bits cadencé à 3,58, 2,68 ou 1,79 Mhz (réglable)
RAM: 128 Ko
PPU (Picture Processing Unit): 16 bits
Stockage: cartouches ROM allant de 256 Ko à 6 Mo (puce de sauvegarde pour certaines)
Possibilité d’avoir des processeurs additionnels dans les cartouches (Super FX 1, Super FX 2)
Présence d’un port d’extension sous la console
PARTIE VIDÉO
RAM vidéo: 128 Ko (64 Ko pour les sprites et 64 Ko pour les plans des décors)
Couleurs: jusqu’à 256 simultanément à l’écran
Palette: 32768 couleurs au total
Résolution: de 256×224 à 512×448 pixels
Plans de scrolling: 5 plans maximum
Nombre de sprites: 128 (dont 32 par ligne de balayage maximum)
Taille des sprites: de 8×8 à 128×128 pixels
Effets gérés en hard: scrollings, zoom et rotation des sprites, plans multiples, déformation graphique …
Modes graphiques: 8 modes, numérotés de 0 à 7 et comprenant chacun un type d’affichage, un nombre de couleurs et une résolution spécifiqueux ports manettes

Regardez cette merveille de technologie
Après une belle décennie passée en compagnie de la NES et ses 50 millions de machines vendues (tout de même), Big N décida qu’il était temps de se moderniser en créant une nouvelle console capable de rivaliser avec la puissance de la Mega Drive, petite protégée de son rival SEGA. La création de cette machine « high-tech » si je peux m’exprimer ainsi fût un véritable feuilleton digne de Dallas et de son univers impitoyaaaaaable (mon dieu ce que je pouvais détester ce genre de truc). Entre trahison, changement de cap….
En effet, au début , Nintendo avait créé une alliance avec NEC, afin de pouvoir produire une machine ultra puissante qui dépasserait la NES dans tous les secteurs. Basé sur le Turbi Graphx 16. Le truc c’est que plus tard, la firme décida de rompre cette alliance pour crée une machine nouvelle connue sous le nom de Super Famicom au Japon, Super Nes aux Etats-Unis et bien sur Super Nintendo chez nous petits européens.
Cette console a été conçue comme sa grande sœur la NES par Masayuki Uemura en 1990. Comme elle, on trouvera un design différent aux USA (la France héritant quant à elle du même design que le Japon) Dès sa sortie c’est déjà un carton commercial. Petite anecdote, le gouvernement Japonais avait demandé aux fabricants de sortir leur console en fin de semaine à cause de l’intérêt des Yakusas la fameuse mafia nippone.


Masayuki Uemura, le génie caché derrière la NES et SUPER NES

C’est dire l’impact de cette nouvelle machine sur le marché du jeu vidéo. La console va ensuite sortir aux USA en 1991 puis en europe en avril 1992. Ses capacités techniques sont impressionnantes, il s’agit bien là de la console la plus puissante du marché. Si l’on écarte la NEO-GEO une bien belle œuvre mais réservée à une élite : les jeux coûtaient la bagatelle de 2000 francs pièces soit aujourd’hui 300 euros. Imaginez juste un instant le budget !!!!!! Je comprends mieux pourquoi étant petit je n’avais pas souvent entendu parler d’elle (rires).
Le succès de la console passa bien évidemment par ses performances et ses innovations, souvenez-vous du mode 7, je l’avais évoqué dans une précédente chronique sur F-Zero. En gros cela permet d’afficher une fausse 3D avec une impression de profondeur, cela reste un souvenir mémorable. Autres raison de son succès et non des moindres : son catalogue de jeu !!!!Même si à sa sortie en Europe, seulement 5 titres (Super Mario World, F-Zero, Super R-Type, Super Soccer et Super Tennis) sont disponibles. Ce sont dèjà des succès, les aventures du plombier moustachu étant attendues par la majorité des gamers. D’autres grands titres viendront étoffer ce catalogue, chacun apportant sa petite révolution : comment oublier les heures passées dans le monde d’Hyrule dans Zelda 3 : a link to the past, les bastons interminables à coup de Hadoken dans Street Fighter II. Ceci sans compter « the revolution » Starwing un jeu saisissant capable de vous transporter dans un univers proche de Star Wars.

Hyrule et son héros Link, coupable de nous avoir volé des heures de vie devant notre écran

Big N a toujours eu un temps d’avance sur ses concurrents même au niveau des pad. La manette de la Super Nintendo en est une preuve, l’arrivée des fameuses 4 couleurs des boutons et les gâchettes L et R ont apporté un souffle nouveau au genre. Malgré que le pauvre Shigeru Miyamoto eut toutes les peines du monde à imposer son idée. Comme quoi , être combatif a du bon non ?
La belle aventure va s’achever comme elle avait commencé, par une alliance et une trahison. Au départ Sony et Nintendo étaient alliés sur un projet : créer un lecteur de CD-Rom pour l’adapter a la SNES. Hélas ce projet n’est jamais arrivé à terme. Le destin en décida autrement et c’est la Playstation one qui débarqua chez nous mais cela c’est une autre histoire.
Cette chronique est loin d’être exhaustive. Je ne suis pas un technicien hors pair et je préfère vous raconter cela sous forme d’histoire. Pour les plus passionnés je vous ai mis une mini fiche technique au début de l’article.

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle chronique 100% rétro avec de nouveaux sujets. A bientôt et gardez la pêche les gamers !!!!!!  
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